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tous a table

Le numérique au service de la restauration

Référencement, Google Analytics, code, site responsive… Ces termes plus ou moins familiers appartiennent au numérique et plus précisément à la stratégie digitale – qui elle – sert de levier dans la croissance économique d’une entreprise (ou d’une personnalité). Le community manager est le missionnaire, ou plutôt le gestionnaire de ce marketing digital. À l’heure de notre ère numérique, la digitalisation des chefs et des restaurants est un facteur de développement à reconsidérer.

Delphine David du cabinet Precepta a récemment publié une étude intitulée Les stratégies digitales dans la restauration commerciale – La transition numérique : nouveaux concepts et nouveaux usages au service de la croissance. Elle démontre que le web peut décupler les performances des restaurants. En effet, investir dans le digital c’est nourrir le capital immatériel de la marque donc renforcer les synergies entre internet et le restaurant. Par conséquent, rendre le consommateur hyperconnecté, collaborateur de l’établissement.

Dans son rapport d’analyse stratégique, Delphine démontre que la présence des restaurants sur internet peut contrer la baisse d’activité existante dans le secteur. En adoptant certaines stratégies digitales, les restaurants et/ou chefs peuvent doper leur notoriété. Ces stratégies sont telles que, accroître la visibilité sur internet, être présent et actifs sur tous les réseaux sociaux, s’appuyer sur des sites de réservation en ligne, développer des usages en mobilité du smartphone etc.

Cela traduit complètement une révolution numérique des restaurants et des chefs. Mais aujourd’hui, les consommateurs sont hyperconnectés et inclus de plus en plus systématiquement internet dans leur choix. En effet, combien consultent le site, les réseaux sociaux et/ou le profil tripadvisor d’un restaurant avant de s’y rendre ? Tous.

critique restaurant
Crédit Photo : © Géraldine Martens

Savoir tisser sa toile

La visibilité d’un restaurant sur internet est primordiale aujourd’hui. En effet, elle influe beaucoup sur le consommateur. Le site internet permet la visibilité et attrait la clientèle ; il doit être à l’image de l’établissement et doit contenir un maximum d’informations sans entrer dans la surcharge. Le visuel joue beaucoup aussi. Les consommateurs aujourd’hui sont friands d’images, d’où l’essor du « foodporn ». Cependant, les photos utilisées par les restaurants doivent être de qualité, d’où la nécessité de faire appel à un photographe culinaire. La qualité du site et des photos traduisent la philosophie du restaurant. Certes c’est peut être un coût, mais la vue est le sens de l’humain qui agit en premier. Les yeux doivent être ébahis devant une image, c’est l’effet « wow« .

Quant aux réseaux sociaux, leur part d’importance s’accroit de plus en plus. Un profil facebook actif permet une interactivité avec les internautes qui représentent à la fois les clients et les potentiels clients. Idem pour Twitter, Instagram, Google+, Pinterest et autres. Ces profils permettent de relayer directement les informations et d’engager quotidiennement une collaboration client-restaurant – et mieux encore – une collaboration client-chef. D’où la publication d’articles « quels sont les chefs à suivre sur Instagram » ; nous vivons dans un monde hyper et interconnecté.

Cependant, cette visibilité internet ne se crée et se s’alimente pas seule ; d’où l’essor des métiers de communiquant et de community manager dans ce secteur. Certains restaurants ont compris la valeur et la difficulté de cette activité et font appel à des agences spécialisées qui s’occupent de leur comm’. Mais d’autres n’y prêtent pas suffisamment attention ou ne se rendent pas compte de l’ampleur d’un bon référencement et se retrouvent effacés de la toile. Cette inexistence immatérielle peut jouer au détriment de leur existence matérielle.

food photography
Crédit Photo : © Géraldine Martens

Adopteuncommunitymanager.com

Le métier de community manager est encore trop peu connu – c’est normal, c’est en pleine émergence – cette activité n’est devenue que vraiment profession en France il y a cinq ans. Il n’est d’ailleurs pas évident de définir le rôle du community manager, dit « CM ». Effectivement, bien que sa définition « de base » soit : gestionnaire de communauté, et ses missions « de base » soient : communiquer sur son entreprise, rédiger du contenu sur les médias sociaux, et faire de la veille concurrentielle ; le CM peut s’occuper d’autres activités selon les contextes.

Un bon community manager est dix fois plus actif et réactif que n’importe qui d’autres et possède plusieurs casquettes. C’est un véritable couteau suisse. En plus d’être gestionnaire de communauté sur internet, il favorise les échanges qui s’opèrent au sein de cette communauté (répondre aux commentaires de tripadvisor par exemple). Il développe l’image de la marque (restaurant ou chef) au niveau de sa visibilité virtuelle et assure l’entretien de cette bonne notoriété. Le community manager communique à la fois avec les internautes mais surtout avec Google – et dans un langage bien distinct : le code. Le community manager doit savoir écrire, pour la rédaction de contenu, et se tenir au courant de l’actualité. Cela peut s’apparenter à du journalisme ; d’ailleurs plusieurs restaurants et chefs possèdent leur propre blog d’actualité bénéfique au référencement. Par exemple le blog du Relais de Voisins (adhérant Reso 78 IDF) ou celui des Frères Pourcel, semblable à un média.

Caché derrière un écran, le community manager est avant tout un être humain et cette vérité ne doit pas être oubliée. Mis à disposition, il est là pour son client. Il est ambassadeur du restaurant ou dans le cas du chef, il est comme son RP. Un CM est un consommateur ultra-connecté ; il connait les valeurs et l’attente des autres consommateurs, donc sait quoi faire pour améliorer la visibilité de son client.

Si Delphine David écrit « investir dans le digital c’est nourrir le capital immatériel » ; il serait judicieux de comprendre : engager un community manager, c’est s’assurer non pas une visibilité sur internet, mais une existence à l’international.

métier de community manager
Crédit Photo : © Géraldine Martens